The Walk

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N’allez pas voir The Walk. C’est stupéfiant de candeur. Trop lumineux pour une époque qui a décidé de pendre l’incrédulité plutôt que la suspendre. Les âmes y sont belles, les rêveurs grandioses, le spectacle forain et le film littéralement expérimental. Derrière ce grand barnum coloré et vertigineux, c’est aussi l’oeuvre-testament de Zemeckis, une manière de célébrer son idée du cinéma, celui des architectes qui font des rêves trop hauts et des techniciens qui les construisent d’en bas. À une époque qui a peur de son ombre, il célèbre le défi dans ce qu’il a de plus pur, autrement dit de plus grand et de plus intime. Le héros refuse de se sécuriser sur son câble parce qu’on n’assure pas un rêve. Sa ligne de vie, il marche dessus. Et c’est beau à pleurer, à trembler aussi. The Walkpasse finalement son temps à dire merci, à saluer les artistes et la foule, le spectacle et ceux qui le regardent, les rêveurs et ceux qui les aident. À tout point de vue, c’est un film sur -et pour- la beauté du geste, un exercice d’équilibriste qui culmine dans cette réplique absolument bouleversante: «Même les tours ne sont plus les mêmes… Je crois que tu leur as donné une âme».

The Walk n’est pas de son époque. Je vous aurai prévenu.

Julien Abadie

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