The Good Dinosaur

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«You are me and more.» On peut chérir des films pour un plan, pour une seconde, pour un champ contre-champ. On peut les aimer malgré leurs défauts, malgré leurs ambitions mineures, parce que cette seconde les porte tout du long. The Good Dinosaur est de cette espèce rare. Derrière sa narration en ligne droite qui tranche avec le brio conceptuel des derniers Pixar, ses enjeux rachétiques et sa simplicité de surface, cette merveille animée est portée par un souffle intérieur d’une incroyable puissance. Pas celui de l’aventure ou du mythe, mais celui de la filiation, de l’obsession d’être à la hauteur et surtout au-delà. De là, la tristesse insondable de ce film, qui ne parle que de mort, de perte, de séparation, d’abandon, de responsabilité… Car son message n’est pas de devenir l’héritier comme dans le Roi Lion, autrement dit de ressusciter le père, mais au contraire de refuser de suivre ses traces, de lui tourner le dos pour s’accomplir (l’une des dernières scènes, bouleversante, le dit doucement). Ce «You are me and more» lancé par un père trop grand à un fils obligé de lever la tête, doit finalement s’entendre comme une promesse: le dernier Pixar va faire exactement comme Arlo: il va grandir.

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