Washington DC: pouvoir et mise en scène

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Le plus stupéfiant quand on visite la ville de Washington c’est vraiment la mise en scène du pouvoir qu’elle orchestre.

Le Congrès, symbole législatif du peuple souverain, est adossé à la justice (Cour Suprême) et à la connaissance (Bibliothèque du Congrès). Sur l’axe principal, Constitution avenue et Independence avenue encadrent deux bordées de musées, construisant ensemble une colonne vertébrale de culture, d’histoire et de valeurs fondatrices.

Cette organisation se prolonge jusqu’à la croisée du transept où trône le Washington Monument, construit en hommage au 1er président américain. C’est là que le plan éclate avec une cohérence implacable: l’incontournable Maison Blanche se voit éjectée sur le côté, comme pour signifier à l’exécutif son influence marginale sur la volonté du peuple. Le Président n’a même pas vue sur le Congrès, mais seulement sur deux monuments consacrant ses plus éminents prédécesseurs, Georges Washington et Thomas Jefferson, comme s’il fallait l’appeler à une permanente excellence.

Cette mise en scène est parachevée, à l’autre bout de l’axe principal, par la présence tutélaire et écrasante de Abraham Lincoln qui, du haut de sa chaise en marbre et de son piédestal historique, semble veiller sur les moindres faits et gestes du gouvernement. Les nombreux monuments aux morts qui gisent à ses pieds agissant comme un rappel des responsabilités du pouvoir vis-à-vis de son seul et unique mandant: j’ai nommé le peuple américain.

 Julien Abadie
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Dalton Highway, la route du bout du monde

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Construite en 1974 pour exploiter le pétrole du nord de l’Alaska, la Dalton Highway est un paradoxe routier. Classée parmi les routes les plus dangereuses de la planète, c’est en même temps un axe stratégique majeur pour les Etats-Unis. Et un road trip de rêve. 40 ans après sa naissance, l’endroit n’a rien perdu de son aura boréale.

La suite bientôt sur Slate.fr